‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 398 sur 489 · ACTE I, SCENE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IL

Eloigne de la Perse , au sein de TArabie ,

Votre pitié pour moi m'a rendu ma patrie.

Votre père me voit , me traite avec bonté-,

Je ne m'aperçois point de ma captivité.

Il daigne comme un fils m'admettre en sa famille.

J'obéis par son ordre aux ordres de sa fille.

Ces tentes, ces chameaux, ce désert m'est sacré.

Ce cœur, le ciel m'entend , n'a jamais murmuré.

Je rends grâce à mon sort. La peine que j'endure

N'est qu'un bienfait de plus, et non pas une injure.

Ah ! malgré sa rigueur, sans doute il m'est trop doux

De remplir des devoirs qui sont prescrits par vous.

SALÉMA.

Quels discours ! Sa douceur, sa fierté, son courage, Mais surtout sa vertu , sont peints sur son visage. Ah I le cœur le plus tendre et le plus généreux Ne nous préserve pas d'un destin malheureux.

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