‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 418 sur 489 · ACTE II, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIL

FARHAX.

Comment? sous quel prétexte?

ABUFAR

A lui, par l'hyméaée , Si l'une de tes sœurs joignait sa destinée.

FARHAN.

Laquelle ?

ABUFAR

Saléma.

FARHAN.

Saléma I vous comptez Qu'à cet hymen déjà ses désirs sont portés?

Et quel serait l'obstacle à ce nœud que j'espère?

Son âme est libre encore , et Pharasmin peut plaire -,

Leur âge les rapproche ; une douce langueur

De Saléma d'avance a préparé le cœur

A ce charme si pur, à ce bonheur suprême

Que doit l'épouse aimée au tendre époux qu'elle aime.

Unissons-nous tous deux pour la persuader.

Toi , qui veux son bonheur , tu dois me seconder :

Vante-lui Pharasmin , ses vertus, sa jeunesse -,

Dis-lui que cet hymen , consolant ma vieillesse...

Mais j'observe en tes yeux des marques de douleurs ;

Tu gémis , je le vois , d'avoir causé mes pleurs :

La source en est tarie. En quittant la lumière ,

A tes deux sœurs dans toi je laisse un second père :

C'est mon plus doux espoir, c'est mon dernier plaisir,

Et tu m'ouvres des bras où je pourrai mourir.

FIN DU SECOND ACTE

i02 ABUFAR.

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