ACTE III, SCENE IV
FARHAN.
Avant de l'obtenir il doit m'exterminer.
ABUFAR
Moi seul je peux ici disposer de ma fille ; Moi seul je parle en maître au sein de ma famille.
A Pharasmin.
Ton secret m'est connu : je te donne en ce jour, Avec le nom de fils , l'objet de ton amour.
FARHAN , tirant son sabre.
Ah ! plutôt dans son sang que ce fer se rougisse I
Arrête , malheureux !
FARHAN.
Qu'il meure, qu'il périsse.
Défends, défends tes jours.
PHARASMIN, tirant son e'pée.
Eh bien! dans mon courroux. . .
II remet son épée à Abufar.
C'est le sang d'Abufar que je respecte en vous.
FARHAN.
Va, de ce vain respect ma fureur te dégage.
Quoi! je verrais ma sœur en proie à cet outrage !
Ne crois pas m'échapper par ce lâche détour.
Viens mourir de ma main, ou m'arracher le jour.
Oh! mes sœurs!... Odéide, ayez pitié d'un frère j
Point d'hymen, ou mon sang... Mais que dis-je? oh! mon pèic 1
Me taire, m'abhorrer, vous fuir, voilà mon sort;
Voilà mon seul espoir. Je vais chercher la mort.
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