SCENE y II
FARHAN, seul.
Oui, je l'ai résolu.
Le devoir me l'ordonne , et le ciel l'a voulu. Adieu , de Samaël tribu paisible et chère , Ténaim, Odéide... adieu, surtout, mon père! Et toi, que j'aime en sœur, que je tremble d'aimer, Mais que d'un autre nom j'aurais voulu nommer, Hélas! déjà privé de sa fraîcheur première. Ton front, bientôt flétri , penchera vers la terre. Il existera donc si loin de nos berceaux Un intervalle immense entre nos deux tombeaux! Allons , vainqueur d'un feu que du moins j'ai pu taire , Souffrant , mais sans remords , j'embrasserai mon père ; Et, hâtant aussitôt mon départ imprévu, Je fuirai , mais si loin . . .
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