SCÈNE IX
FARHAN, SALÉMA, ABUFAR, TÉNAIM , ODÉIDE, PHARASMIN.
ABUFAR, à Odéide.
Ma fille , grâce à toi je suis désabusé •. Mon malheur est fini , mon courroux apaisé. Mais il faut avant tout que mon cœur se soula ge. Mon fils , je l'avoûrai, je t'ai fait un outrage. Oui, j'ai cru que ton âme avait, dans sa fureur Conçu pour Odéide un amour plein d'horreur. Je t'accusais à tort de cet énorme crime. Je te rends ton bonheur, mon amour, mon cJtime.
202 ABUFAR
Confondons nos transports et nos embrassements.
FARHAN, interdit , et se détournant.
Mon père...
A quel effroi sont livrés tous ses sens ?
A Saléma.
Ma fille !
SALÉMA, interdite, et se détournant.
Eh bien!... mon père...
ABUFAR
0 ciel ! quel trouble extrême !
Que me faut-il penser? M'abusé-je moi-même?
A Saléma.
Ma fille, paiiv.