‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 461 sur 489 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

THÉSÉE, EURYBATE.

EURYBATE.

Seigneur, sous ces cyprès, sous ces roches arides , Où le remords consacre un temple aux Euménides , A mon œil tout à coup , de respect prévenu , S'est offert, vers Colone , un vieillard inconnu.. Ses yeux ne s'ouvrent plus à la clarté céleste. Au printemps de ses jours , une beauté modeste Lui prêtant son appui , ses secours généreux , Aide, soutient, conduit ce vieillard malheureux. La noblesse est encor sur son visage empreinte ; On y voit la douleur, mais sans trouble et sans crainte. Ses longs cheveux blanchis, agités par les vents. Couvrent son front pensif, qu'ont sillonné les ans. J'observais dans son port, sur son front immobile,. Au milieu de ses maux sa dignité tranquille; Et tout enfin , seigneur, en lui m'a rappelé Cet illustre proscrit dont vous m'avez parlé.

THÉSÉE

Il n'en faut point douter, ce vieillard est OEdipe.

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