ACTE III, SCÈNE IV. -^.Sg
Haut, ^e trépas , dites-vous , est sa plus chère envie I
ANTIGOXE.
I serait trop heureux d'abandonner la vie.
OEDIPE
pourquoi former svir lui ces homicides vœux.
ANTIGOXE.
In souhaitant sa mort, je sais ce que je veux : 7est de mon amitié la marque la plus chère, It ce triste souhait vous dit qu'il est mon frère ; 7est Polynice.
OEDIPE
Ociell
ANTIGONE
Souffrez qu'à vos genoux [l vienne avec respect...
OEDIPE
Il n'est plus rien pour nous.
ANTIGONE
Aurait-il vainement retrouvé sa famille ?
OEDIPE
Pour être encor sa sœur vous êtes trop ma fille.
II ne me manquait plus, pour combler mes tourments , Que l'approche d'un traître à mes derniers moments.
ANTIGONE
Avant que de mourir il veut vous voir encore.
Ne me parlez jamais d'un cruel que j'abhorre.
ANTIGONE
Vorre courroux Taincu par son noble retour...
OEDIPE
Sur son coupable front pèsera plus d'un jour.
antigont;.
Ah I si vous connaissiez ses maux et sa misère...
?yo CEDIPE A COLONE.
OEDIPE
Le ciel l'a dû punir d'avoir chassé son père.
ANTIGONE
11 veut vous voir.
OEDIPE
Qu'il parte.
ANTIGONE
Un moment d'entretien.
OEDIPE
L'ingrat !
ANTIGONE
Écoutez-moi.
OEDIPE
Je ne vous promets rien. ŒDIPE, ANTIGONE, POLYNICE.
POLYNICE
Ciel , dont je n'ai que trop mérité la colère,
Par mes pleurs, s'il se peut, daigne attendrir un père!
Apercevant OEdipe.
C'est donc lui que je vois!
ANTIGONE
C'est lui.
POLYNICE
Supplice affreux !
C'est moi qui l'ai réduit à ce sort malheureux.
ANTIGONE
Ose avancer.
POLYNICE
Je tremble.