‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 49 sur 489 · GERTRUDE , HAMLET , GRANDS DE L'ÉTAT · texte numérisé non relu

GERTRUDE , HAMLET , GRANDS DE L'ÉTAT

IIAMLET.

Rentrez dans le devoir , réparez votre offense : Ce coupable immolé suffit à ma vengeance.

NORCESTE.

Qu'Hamlet vive à jamais , et qu'il règne sur nous 1

Allez des dieux au temple apaiser le courroux. Ciel, que jamais en vain l'innocence n'implore , Tu venges donc mon père.

GERTRUDE

Il ne l'est pas encore, Claudius a reçu le prix des ses forfaits ; Mais les dieux irrités ne sont pas satisfaits. A leur juste fureur il manque une victime : Le monstre conseilla , mais je permis le crime. Qu'ai-je dit? je fis plus : ce bras , ce bras cruel Offrit à mon époux le breuvage mortel ! De la nuit du tombeau , sa grande ombre irritée Sollicitait ma mort , que j'ai tant méritée. Ce fils , trop généreux , par un reste d'amour Désobéit au ciel en me laissant le jour ; Puisqu'il n'ose venger un père déplorable, C'est à moi maintenant de punir la coupable.

Elle se tue.

Que faites -vous , ma mère? En ces cruels moments Tout allait s'expier.

GERTRUDE

J'acquitte tes serments.

J'expire; règne beureux.

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