GERTRUDE , HAMLET , GRANDS DE L'ÉTAT
IIAMLET.
Rentrez dans le devoir , réparez votre offense : Ce coupable immolé suffit à ma vengeance.
NORCESTE.
Qu'Hamlet vive à jamais , et qu'il règne sur nous 1
Allez des dieux au temple apaiser le courroux. Ciel, que jamais en vain l'innocence n'implore , Tu venges donc mon père.
GERTRUDE
Il ne l'est pas encore, Claudius a reçu le prix des ses forfaits ; Mais les dieux irrités ne sont pas satisfaits. A leur juste fureur il manque une victime : Le monstre conseilla , mais je permis le crime. Qu'ai-je dit? je fis plus : ce bras , ce bras cruel Offrit à mon époux le breuvage mortel ! De la nuit du tombeau , sa grande ombre irritée Sollicitait ma mort , que j'ai tant méritée. Ce fils , trop généreux , par un reste d'amour Désobéit au ciel en me laissant le jour ; Puisqu'il n'ose venger un père déplorable, C'est à moi maintenant de punir la coupable.
Elle se tue.
Que faites -vous , ma mère? En ces cruels moments Tout allait s'expier.
GERTRUDE
J'acquitte tes serments.
J'expire; règne beureux.