‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 8 sur 489 · GERTRUDE, ELVIRE · texte numérisé non relu

GERTRUDE, ELVIRE

ELVIRE

Dans ce moment , madame , ici Norceste arrive.

GERTRUDE

Norceste ! Ah ! chère Elvire, est-il vrai qu'en ce jour Ce prince vertueux revienne en notre cour ? Quel motif l'a sitôt ramené d'Angleterre ? Que sa présence , Elvire , a droit de m'être chère !

ELVIRE

Au prince votre fils la plus tendre amitié

Même avant son départ l'avait déjà lié.

Jeune et né vertueux , Norceste eut , pour lui plaire ,

Et les rapports de l'âge et ceux du caractère.

Vous ne l'ignorez pas , dans plus d'un entretien

Le cœur de votre fils s'épancha dans le sien.

Norceste n'aura pas perdu sa confiance ;

Et nous espérons tous que , malgré son absence ,

Votre fils, qui l'aimait, voudra bien l'informer

De ce chagrin fatal qui vous doit alarmer.

GERTRUDE

Tu le crois ?

ELVIRE

Et pourquoi craindrais-je le contraire ?

GERTRUDE

Ah ! l'espoir ne meurt pas dans le cœur d'une mère. Mais si mon fils périt sans lui rien découvrir, Sur son cercueil , hélas ! je n'ai plus qu'à mourir.

FIN DU PREMIER ACTE

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