‹ OEuvres (volume 3)Chapitre 51 sur 97 · A MADAME DE BALK · texte numérisé non relu

A MADAME DE BALK

Qui tn avait demandé d'écrire sur son souvenir Un l'ers de fun de nos grands portes, quelle pût emporter avec elle en retournant en Russie.

Sun votro souvenir, quand vous quittez Paris, Vous voulez que ma main laisse un vers mémorable. j

Or, voici le vers que j'écris :

« Rien n'est beau que le vrai, le vrai seul est aimable. » Que ce vers est charmant, et beau de vérité! Au sévère Boileau votre aspect l'eût dicté. Dans ce vers fait pour vous je vous ai reconnue. Jean La Fontaine aussi vous avait déjà vue. Quand il peignit si bien la candeur, la bonté. L'art de plaire sans art, la douceur ingénue, « Et la grâce , plus belle encor que la beauté. » Pour plaire comme lui votre recette est sûre : Vous allez droit au cœur; et, pour les gagner tous.

Votre secret est d'être vous.

Vous n'imitez jamais, vous suivez la nature. Quel destin cnrhantenr que d'êtie votre époux! Tous deux faut-il sitôt vous éloigner de nous? Mais son bonheur le veut: il vous est nécessaire.

3i6 POESIES DIVERSES.

Mes cheveux sont blanchis par les frimas du temps, Et vous brillez des fleurs de votre lieureux printemps. Que de jours devant vous pour l'aimer et lui plaire! Vous vous rappellerez peut-être en vos frimas

Que je traçai ces vers, hélas!

D'une main septuagénaire.

Ah! songez rpiekpiefois, et c'est là ma prière, Songez qu'en vous voyant mon cœur ne Tétait pas.

VERS

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