INSCRIPTION
Au fond de cette allée obscure.
Toi qui viens t'attendrir et rêver à Técart ; Et toi peut-être encor qui sens tourner le dard
De la douleur dans ta blessure,
3i8 POÉSIES DIVERSES.
Mortel , qui que tu sois , au sein de la nature,
ÎNe te crois pas perdu , jeté par le hasard :
Oui , sur toi l'Éternel attache son re{jard.
Vois tous les soins quil prend , et de la fleur champêtre,
Et de l'insecte obscur qui rampe sur tes pas .
Sur toi (jui peux l'aimer, l'entendre, et le connaître,
Pourquoi ne veillerait-il pas?
Je t'excuse pourtant. Ah ! tu pleures peut-être Ton père , ton époux , ta femme , ton enfant ; Écoute, mon ami : celui qui les fit naître
Est celui qui te les reprend.
Rien n'est à nous. En l'adorant,
Courbe-toi devant le grand Etre.
Tout ce qui nous convient, qui le sait mieux que lui? Nous connaîtrons un jour ce qu'il cache aujourd'hui. Il est un avenir par qui tout se répare. Souvent notre bonheur naît d'un mal apparent. Non, Dieun'est point sans yeux; non, Dieun'estpoint barbare:
Il réunit ce qu'il sépare , ^
Et ce qu'il nous ôte, il le rend.