‹ OEuvres (volume 3)Chapitre 70 sur 97 · REMERCIEMENT A MA SOEUR · texte numérisé non relu

REMERCIEMENT A MA SOEUR

Voyez- vous ce bonnet charmant Dont une sœur coiffa son frère?

Pour orner mon front , en argent Sa chaste main broda ce lierre.

Que les prêtresses d'Apollon

Aux trépieds doivent leur délire;

Pour chanter un si joli don,

Mon bonnet nréchaulfe et m'inspire.

D'un front poétique, humblement.

Oui le lierre est le diadème ; Du plus étroit attachement Oui le lierre est le vif emblème.

L'amitié s'en pai^ à nos yeux Dans les jours sereins de sa fête ; De ses buveurs Bacchus joyeux Avec grâce en ceignit la tête. ^

Le laurier sied bien aux jambons ; De tout temps c'est lui qui les pare.

Il sied bien aux Anacréons,

À nos Chaulieux, à nos La Fare.

Mais le lierre s'unit au cœur, Et de ses doux nœuds l'environne.

Au pampre, à ma lyre, à ma sœur, Je bois sous la triple couronne.

VERS A MADAME DIMIDOF,

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