REMERCIEMENT A MA SOEUR
Voyez- vous ce bonnet charmant Dont une sœur coiffa son frère?
Pour orner mon front , en argent Sa chaste main broda ce lierre.
Que les prêtresses d'Apollon
Aux trépieds doivent leur délire;
Pour chanter un si joli don,
Mon bonnet nréchaulfe et m'inspire.
D'un front poétique, humblement.
Oui le lierre est le diadème ; Du plus étroit attachement Oui le lierre est le vif emblème.
L'amitié s'en pai^ à nos yeux Dans les jours sereins de sa fête ; De ses buveurs Bacchus joyeux Avec grâce en ceignit la tête. ^
Le laurier sied bien aux jambons ; De tout temps c'est lui qui les pare.
Il sied bien aux Anacréons,
À nos Chaulieux, à nos La Fare.
Mais le lierre s'unit au cœur, Et de ses doux nœuds l'environne.
Au pampre, à ma lyre, à ma sœur, Je bois sous la triple couronne.
VERS A MADAME DIMIDOF,