‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 100 sur 253 · LINANT, LABROSSE · texte numérisé non relu

LINANT, LABROSSE

LABROSSE, ^ part , CB entrant:

Sophie , en ce salon , m'a promis de venir ; Je ne Taperçois pas.

( Hant , à Linant )

Hé , c'est le jeune artiste !

Enchanté de vous yoir. Vous êtes sur la liste Des hommes que j'estime et que j'aime le plus.

LINANT

C'est très-heureux pour^moi.

LABROSSE

Vrai ; comptez là-dessus.

Les talens !. . . j'en suis fou. Mais donnez-moi , de grâce, Des nouvelles du monde, et de ce qui s'y passe. Ici , depuis un mois , tristement séquestré , Je me crois mort , d'honneur ; je me crois enterré. Avons-nous des beautés qui fassent parler d'elles ? Parait-il des romans et des pièces nouvelles ? J'ai pour le mélodrame un goût particulier.

Voulez- vous une prise?...

( Il Ini offre da tabac. )

LINANT, Impart.

Il est très-familier.

LABROSSE

Vous en trouverez peu d'aussi bon que le nôtre. C'est celui de Monsieur ; moi , je n'en prends pas d'autre.

LINAUT.

Je vous suis oblige; je n^en ai jamais pris.

Vous désires savoir ce qu^on fait à Paris ?

Des nouvelles du jour je ne puis vous instruire ; Jardins et bàtimens à tracer , à construire , Voilà ce qui m'occupe à présent tout entier.

LABROSSE

C'est très-bien. J'aime fort qu'on soit à son métier.

LINANT

Allez faire le vôtre , en ce cas. Je vous laisse. Adieu, mon cber.

SpÈNE VIIL

LABROSSE seul.

J^attends que ma belle paraisse.

Monsieur repose encore , et nous avons du tems. On peut i ses amours donner quelques instans. Sophie est bien , ma foi ! maintien sage , air modeste! Je ne lui déplais pas : c'est tout simple* Du reste, ' Rien n'est grave , ennuyeux comme cette maison. Il faut à la campagne , au moins pour la saison , Former à petit bruit des liaisons nouvelles, Afin de mieux jouir des beautés naturelles.

Je puis me faire ici , suivant mon pronostic , Des loisirs assez doux. Mais que veut Frédéric ?

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