COÏ9STA14GE
Vous gagnez chaque jour dans Tesprit de mon père ; Il vous aime déjà ; vous plairez à ma mère.
Oh! que n'est -elle ici ! je sens que je voudrais Dans son cœur indulgent verser tous mes secrets ^ Obtenir mon pardon...
LINANT
Je suis le seul coupable.
Mais vous, de m' oublier , seriez- vous bien capable, Et consentiriez-vous ?. . .
CONSTAî^CE.
Moi ? je n'ai rien promis.
A peine encor m'a-t-on demandé mon avis.
Mais que vous servira que mon cœur vous préfère ?
Je voulais m' éloigner; mais je reste, et j'espère. Si vous m'aimez toujours , le moment peut s'offrir D'instruire vos parens et de les attendrir.
Avant que de m'oter mon amour et Constance , Otez-moi, leur dirai-je , ôtez-moi l'existence. Aspirant à sa main , brûlant de l'obtenir , Mon sang paya le grade où j'ai su parvenir.
Il était deux beaux noms auxquels j'osais prétendre. Capitaine d'abord , ensuite votre gendre ; J'ai gagné le premier, l'autre dépend de vous, Et mes vœux sont comblés si je suis son époux.
Aux ordres de mon père il faut qu'on se soumette ; Rarement il renonce aux choses qu'il projette.
LINANT
Cessez de m'affliger.
Allons; cet entretien, Il le faut avouer , m'a fait un peu de bien.
Je n'ose encor pourtant concevoir d'espérance.
UNANT.
Tâchons donc de nous voir moins rarement, Constance; Et pour nous concerter...
O ciel! j'entends quelqu'un.
Adieu.
(Elle s'enfuit.) LINANT.
Que faites-rvous ?