ACTE II, SCÈNE III. igS
En pareil cas cela m'a vingt fois réussi ; Mais, Labrosse, sais- tu ce qui m'arriye ici ?.... J'aurai dû le prévoir.
LABROSSE
£t quoi donc ?
MERVILLE
Le dirai-je ?
A cette femme-là j'ai v.ouIu tendre un piège , Et je crains d'y tomber.... j'y tombe.... je le sens.
LABROSSE
Vous, Monsieur?
MERVILLE
Oui, moi-même : en un mot, je me prends.
J'en perds la tête.... C'est une chose étonnante.... Cela prend trop sur moi... J'ai l'ame trop aimante... Mon cher , à ma santé sais-tu que cela nuit ? Sais-tu que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit ?
LABROSSE
Ah ! Dieu!.... ménagez-vous.
MERVILLE
Pendant mon insomnie , J'ai fait de petits vers....
LABROSSE
Jamais votre génie Ne ^eut se reposer —
MERVILLE
On a parlé de bal....
Le sujet m'a souri.... j'ai fait un madrigal