‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 113 sur 253 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MERYILLE, LABROSSE.

MERYILLE.

En vérité, soavent sa bêtise m'excède.

n s'en vient me parler d'ëlixir , de remède !

Il m'a fait mal , vraiment.

•LABROSSE

Il ne sait ce qu'il dit.

MERVtLLE.

De grands projets , Labrosse, occupent mon esprit. Cette cousine avait pour moi quelque tendresse ; Aussi , pour la gagner , j'avais joué d'adresse. Eveiller l'amour-propre , armer la vanité, Mettre en jeu les ressorts de la rivalité, Opposer l'une à l'autre , est l'art d'avoir les belles ; C'est un profit pour nous quand la guerre est entre elles : Elles en font les firais ; nous en avons les fruits.

LABROSSE

Quelle tête !.... Avec vous je ne sais où j'en suis;

Ce que vous dites-là , c'est de la politique ,

Et de la plus profonde, et qui partout s'applique.

MERYILLE.

Sur les femmes , d'ailleurs , l'exemple est tout-puissant ; Dès que l'une a tombé , Tautre marche en glissant. La cousine m'ayant d'abord fait résbtance , Moi , j'ai feint d'adresser mon hommage à Constance :

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