‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 12 sur 253 · ACTE I, SCÈNE IV. 3i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV. 3i

Moi 9 je n'y songeas pas; Adolphe est un garçon Qiû se plait à Tëtude et qui cherche à s'instruire.

HOMBERT

On ne peut en tout point mieux que lui^e conduire. J'observe avec plaisir beaucoup de jeunes gens Qui savent comme lui bien employer leur tems«

GERMAI19.

Il est sensé malgré son état et son âge.

La jeunesse à Paris n'est pa$ toute aussi sage.

nOMBERT.

Mais dans cette jeunesse un grand ndmbre, du moins, A d'utiles objets applique tous ses soins ; Si je vai)s visiter une btblioithèque , Consulter un vieux livre , une édition grecque , Ce sont des jeunes gens que j'y vois travailler En grand nombre , en silence écrire , calculer, Avides de savoir, méprisant l'ignorance ^ Promettant , en un mot , des hommes à la France. Quant aux fats qu'on disait à Paris si nombreux , On n'en trouve plus guère, et l'on se moque d'eux.

CERMAIN.

C'est parler de Paris en termes fort honnêtes ; Vous êtes donc content du pays où vous êtes ?

HOMBERT

Sur-tout de la maison que j'habite , mon cher ; Tout dans cette demeure est fait pour m'attacher : L'entretien instructif de monsieur votre père ,

3a LE TRÉSOR.

L'aimable loyauté de yotre jeune frère , Et la grâce touchante, et le charmant esprit DeCë«iIe!...

CÉCILE

Monsieur!...

GERMAIN

Teneâ: , elle rougit l

CÉCILE, «e le^nt.

Ne parlez point de moi, Messieurs, je vous en prie;

Je suis peu faite au ton de la galanterie;

Continuez plutôt la conversation

Sur le goût de 1- étude et de rinstruction,

Ce goût que vous avez, et qu'Adolphe partage.

HOMBERT

Oui. Mais ces yeux si vifs et ce charmant visdge Méritent bien aussi qu'on en parle , je crois.

CÉCILE

On veut me renvoyer, et je m'en aperçois.

GERMAIN

M'afHigez pas Cécile. Elle nous est bien chère. C'est pour nous une sœur.

CÉCILE

Sans adieu , mon cher frère .

(Elle fort.)

Page 1