‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 134 sur 253 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MERYILLE en habit de cheval , pantalon de peau étroit ; habillé en tout d'une manière ridicule , exagérant la mode des jeunes gens , etc. ; LABROSSE.

MERYILLE.

Mon cher , me voilà revenu.

Nous avons fait , vraiment» une partie aimable Chez Balaine... Ma foi!... Nous étions vingt à table... Tous bons amis, très-gais et de bon appétit... Nous avions Désaugiers... Il est rempli d'esprit... n chante comme un ange... Il faut que j'en convienne: Ma chanson, cette fois, ne valait pas la sienne... Mais j'aurai ma revanche. '

LABROSSE

Oh ! je le crois. Eh ! mais, Qu'avez-vous donc , Monsieur ! vous boitez ?

MERVILLE

A peu près.

C'est qu'avant le dtner , dans notre cavalcade ,

A la course , en riant , j'ai défié Moncade.

LABROSSE

Ce jeune officier ?

ME&YILLE.

Oui. Je Tai passé d'abord ; Hais mon cheval , après, s'est emporté si fortt.i« Je sois bon écuyer ; ]e sais ce qu^il baai £iire« Hais il a &it un saut qui m'a...

LABEOSSE.

Jeté par terre ?

KERYltLE.

Ce n'est rien. J'aspirais au moment du retour i Car rien peut-il valoir et remplacer l'amour? Hon bonheur est ici... c'est d'adorer Constance; Je lui veux pour toujours vouer mon existence; L'ardeur que )e ressens ne peut s'imaginer.*.

LABROSSE

Ah! Honsieur y qu'on est tendre après un grand dîner !

MEBVILLE.

Labrosse , je te sais et discret et sincère.

LABBOSSE.

L'un comme l'autre.

MERVILLE

Il faut te parler sans mystère.

Je suis aimé , mon cher; c'est moi qui te le dis. Tantàt , quand j'étais près de partir pour Paris , Je cherchais l'architecte , à qui , par parenthèse , De dire à part deux piots j'aurais été fort aise ; Je rencontrai Constance en un coin du jardin; Je m'assis auprès d'elle ; et, lui prenant la main,

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