‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 141 sur 253 · ACTE III, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X

En ma présence , encor ! . . .

( A Constance , qui sourit. )

Constance , vous riez !

Comment! quand je surprends. un amant à yos pieds!

(AMerriile.)

Mais relève- toi donc...

MERVILLE, faisant un effort.

Eh ! oui , s'il m'est possible.

ROLLIN

Je vois ce qui te tient... Mon cher, je suis sensible Au petit accident qui t^arrive... Entre nous, De quoi t'avises-tu de te mettre à genoux?

Allons. . . je vais t'aider. . .

( Il lui idonne le bras^ et le relève. )

Tu t'y prends bien pour plair^

MERVILLE

Parlons vrai. Quel reproche ici peux-tu me faire? Par où je le devais n'ai-je pas commencé ?

C'est à toi que d'abord je me suis adressé ; J'ai formé ma demande en règle... De Constance Tu peux toi-même ici savoir ce qu'elle pense.

CONSTAI^GE, vivement.

Ah! mon père le sait.

aOLLIN, ^iMerrUIe.

Allons , je vois fort bien Qu'à te parler raison on ne gagnera rien;

MERVILLE

J'ai la raison pour moi. Bon père de famille , II. 16

Tu ne peux pas vouloir sacrifier ta fille ; Elle n^aime point Charle... Elle Feût refusé...

ROLLIN

Et Charle à mes projets n'est pas moins opposé...*

MERVILLE

Se peut-il ?. . .

ROLLIK.

Oui , vraiment ; ton neveu me chagrine; Je le voulais pour gendre... Il aime la cousine , Madame de Sergi.

COI9STA19CE, àRolIin.

Je te Tavais bien dit.

ROLLII9.

C^est là ce que ta mère en ce moment m'écrit. Elle a de leurs amours reçu la confidence.

MERVILLE

Cet obstacle détruit accroît mon espérance.

ROLLIN, )iConiuac«.

Cette lettre , sais-tu qui vient de l'apporter ?

Le courrier devant moi n'osait se présenter ;

Il me l'a fait donner... Ta mère le protège.

Qu'en penses-tu, dis-moi? Comment le recevrai-je?.<.

( Il loi donne la lettre. )

Tu peux lire.

C0I9STANCE, apr^f «voir la.

Ma mère a daigné l'accueillir...

ROLLIK.

De venir me trouver je l'ai fait avertir.

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