‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 147 sur 253 · HENRIETTE , AGATHE · texte numérisé non relu

HENRIETTE , AGATHE

HENRIETTE

Elle m'a fait prier de venir ce matin.

A G AT H E 9 Mrt raeceni c^on.

Je lé sais. Sûrement c'est dans un bon dessein. Car madame vous aime on né peut davaRtage.

Hë donc , madëm(»seUe , k quand lé mariage?

HENRIETTE

Lequel ?

AGATHE

Lé vôtre. On peut à moi se confier.

Je suis dans la maison dépuis un mois entier ; Madame , en voyageant , mé prit à Carcassonne ; Je m'intéresse à vous.

HENRIETTE

Ah! yotts êtes trop bonne.

AGATHE

Et curieuse un peu; c'est un bonheur pour moi

Dé savoir ce que fait lé mondé que je voi !

Dé Bordeaux ma maîtresse est la première actrice ,

Et pour mé contenter ma placé m'est propice !

Au théâtre , au logis , j'écoute les discours ,

Et j'entends raconter cent choses tous les jours j

Amours, rivalités, inconstances, ruptures;

Cela fait bien souvent dé drôles d'aventures !

Et ce qu'on dit tout haut , et ce qu'on dit tout bas !

Je sais tout, en un mot; je n'en abusé pas.

Ainsi né craignez rien. Je connais votre affaire.

HENRIETTE

Qui vous a dit?...

AGATHE

Je sais ce qui vous est contraire. * Un aimable officier veut être votre époux; Mais son oncle y répugne, et s'en met en courroux; Monsur dé Gouvignac (c'est ainsi qu'il se nomme ) y A causé qu'il est riche , et se croit gentilhomme , Vous reproché , dit-on , que vous manquez dé bien „ JËt que feu votre pire était comédien.

•HENRIETTE

Mais comment sayez-yous tout cela , je vous prie ?

* Voyez la variante (a) à la £n de la pièce.

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