HENRIETTE , AGATHE
HENRIETTE
Elle m'a fait prier de venir ce matin.
A G AT H E 9 Mrt raeceni c^on.
Je lé sais. Sûrement c'est dans un bon dessein. Car madame vous aime on né peut davaRtage.
Hë donc , madëm(»seUe , k quand lé mariage?
HENRIETTE
Lequel ?
AGATHE
Lé vôtre. On peut à moi se confier.
Je suis dans la maison dépuis un mois entier ; Madame , en voyageant , mé prit à Carcassonne ; Je m'intéresse à vous.
HENRIETTE
Ah! yotts êtes trop bonne.
AGATHE
Et curieuse un peu; c'est un bonheur pour moi
Dé savoir ce que fait lé mondé que je voi !
Dé Bordeaux ma maîtresse est la première actrice ,
Et pour mé contenter ma placé m'est propice !
Au théâtre , au logis , j'écoute les discours ,
Et j'entends raconter cent choses tous les jours j
Amours, rivalités, inconstances, ruptures;
Cela fait bien souvent dé drôles d'aventures !
Et ce qu'on dit tout haut , et ce qu'on dit tout bas !
Je sais tout, en un mot; je n'en abusé pas.
Ainsi né craignez rien. Je connais votre affaire.
HENRIETTE
Qui vous a dit?...
AGATHE
Je sais ce qui vous est contraire. * Un aimable officier veut être votre époux; Mais son oncle y répugne, et s'en met en courroux; Monsur dé Gouvignac (c'est ainsi qu'il se nomme ) y A causé qu'il est riche , et se croit gentilhomme , Vous reproché , dit-on , que vous manquez dé bien „ JËt que feu votre pire était comédien.
•HENRIETTE
Mais comment sayez-yous tout cela , je vous prie ?
* Voyez la variante (a) à la £n de la pièce.