‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 155 sur 253 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

SAII9VILLE.

Il VOUS a donc conté ? —

M«« BELYÂL.

Ce que je suivais bien« Yous ayez fait long-^tems les frais de Tei^tr^etien^

SAIÏiViLLE.

A ses vieux préjuges vous avez fait la guerre ?

M«« BELYAL.

Non ; j'ai pris le parti d'écouter, de me taire ; * Il ne se gênait pas ; iftoi , je trouvais plaisant Que , ne se doutant pas de mon état présent , De tant de confiance il me donnât la preuve; De son ami Courmon il me croit encor veuve ; A Grenoble autrefois je le voyais souvent ; Il s'y trouvait alors avec son régiment...,

SAINYILLE.

Et vîendra-t-il vous voir ?

M"« BELYAL.

Dès ce matin peut-être.

SAII9YILLE.

Mais, sa visite ici va lui faire connaître

Ce que vous lui cachez , votre état , votre nom.

M"»« BELYAL.

Oh ! j'ai fait à mes gens avec soin leur leçon; Us diront ce qu'il faut.

SAINYILLE.

Ce léger artifice * Voyez la variante (d) à la fia dç la pièco.

Tourrait, si vous vouliez, nous devenir propice.

M"« BELYAL.

Oui ^ j'avais eu dessein d'abord de vous servir ; Aux peines des amans mon cœur doit compatir ; Mais ce .soin à présent vous .est peu nécessaire.

HENRIETTE

Et par quelle raison ?

M™« BELVAL

La raison est bien claire.

Je vous affligerais, si j'allais m'en mêler; Vous étiez tout à l'heure en train de quereller.

SAINVILLE

J'avais tort ; Henriette a sujet de se plaindre.

" HENRIETTE

Non. Je vous ai ûiché; j'aurais dû me contraindre.*

M™« BELVAL

Allons; fort bien. Sur moi vous pouvez donc compter.

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