‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 178 sur 253 · ACTE II, SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IIL

M. DE GOUVIGNAC.

Dès-lors j'étais à vous , dès-lors je vous aimais.

M"* BELVAL

Est-ce bien sérieux ? vous plaisantez peut-être ?

M. DE GOUVIGNAC.

Doutez-vous d'un amour dont je ne suis pas maître ? Oui, d'un amour... Enfin voilà le mot lâché.

Jamais autant que vous femme ne m'a touché; Mon cœur garda toujours votre adorable image. Le ciel , de sa faveur pour me donner un gage , M'a ramené vers vous...

M™« BELVAL

Oh ! çà , voyez un peu Si vous êtes bien juste envers votre neveu?

Devriez-vous pour lui vous montrer si sévère ? Par vous-même jugez ce que l'amour fait faire , Et soyez indulgent.

M. DE GOUVIGNAC.

Allez-vous maintenant Parler pour mon neveu ? pour cet extravagant ? Répondez-moi plutôt, et consentez, de grâce... /

M«* BELVAL

Mais il faudrait d'abord que je me consultasse...

M. DE GOUVIGI9AG.

Donnez-moi quelque espoir; il me sera bi^n doux...

3o8 LA COMÉDIENNE.

Page 1