‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 19 sur 253 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

JAQUINOT, DURBANT.

JÂQUII^OT.

Ma foi ! j'allais chez vous.

DURBAIÏT.

Vous connaissez mon zèle ; J'accours moi-inéme .

JAQUINOT. .

Eh bien ! Durbant, quelle nouvelle?

DURBANT.

Bonne, très-bonne. Mais, d'abord, votre santé?

JAQUINOT^

Je me porte fort bien.

DURBANT.

J'en suis très-enchanté.

£t Madame?

JAQUINOT.

A merveille.

DURBANT.

Et votre aimable fille ?

Car je prends intérêt à toute la famille.

Très-oblîgé. Mais quoi ! qu'avez-vous sous le bras ? Que vois-je Hh ^" -

DURBANT.

Comment! vous ne devinez pas?

JAQUIlïOT.

Serait-ce?..

Eh! oai.yraiment.

JAQUINOT.

Ah ! quel bonheur extrême î Le fameux portefeuille ?

DURBAIÏT.

Oui 9 mon ami , lui-même.

Dès que j'ai pu l'avoir, chez yous je suis yenu.

JAQUINOT.

Que je me tiens heureux de yous ayoir connu!

A mon ami Durfaux je dois cet avantage ; Il yante yos talens , dont il a fait usage.

Il a manqué deux fois; mais il s'est releyé.

BURBAKT.

Il jouit d'un grand bien par mes soins conservé.

JAQUII^OT.

De tous 'ses créanciers aucun ne peut lui nuire; A prendre dix pour cent vous sûtes les réduire ; Enfin il est tranquille ; et , par votre moyen , Sans les ayoir payés , il ne leur doit plusi rien. Voilà ce qui s'appelle arranger une affaire.

BURBA^T.

Fi donc ! vous yous moquez , rien n'est plus ordinaire;. Il me fallait pour yous hien plus d'habileté ; Oh ! ça , peut-on ici parler en sûreté ?

Page 1