‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 205 sur 253 · ACTE III, SCÈNE Vllt · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE Vllt

D'un sëjoor dangereux je brûle de partir.

La raison sur mon ame a repris son empire.

(Apwt)

Mon ràle est convenu ; je sais ce qu'il faut dire.

M. DE GOUYIGlïÂC.

Tu prends le bon parti ; c'est très -bien, mon neyeu; Je t'en fais compliment.

SAII9VILLE.

EbbienP

M. DE GOUYIGNAC.

Eh bien! adieu.

Bon voyage. Veux-tu m' embrasser ?

SAINVILLE

II me semble Que votre ordre , mon oncle , est de partir ensemble. Me m'avez-vous pas fait , cette nuit , prévenir ?

M. DE GOUYIGI9AC.

Oui; mais je ne pars plus.

SAINVILLE

Qui peut vous retenir ?

M. DE GOUVIGNAC.

Madame pourrait bien t'en dire quelque chose.

M">« BELVAL

Moi ? comment ?

M. DE GOUVIGNAC.

Si je reste , elle seule en est cause.

SAINVILLE

Quoil mon oncle, serait-ce .^. . • Ah! je l'avais prévu.

346 LA COJWÉDIENNE.

M. B£ GOUVIG19AC*

i^nfin à rëpooser ta me vois résolu.

SÂINVILLE.

A rëpouser? Eh ! mais, cela ne peut pas être.

M. DE «OUVIGIYAG.

Ta te moques de moi... Ne suis-je pas le maître?

M"* BELVAL

Pour vous en empêcher, il suffît bien , je croi , De mon état. . .

M. DE GOUVIGNAC.

Eh! non...

SAIKVILLE , prenant à part M. de GonTÎgnac , «t Ini parlant bat.

Mon oncle , écoutez-moi ; Vous faites cent fois pis que je ne voulais faire.

M. DE GOUYIGIïAG.

Si je fais pis ou mieux, ce n'est pas ton affîiire.

SAINYILLE.

Je yeux vous emmener.

Page 1