ACTE III, SCÈNE VIII
Vous comptez m' épouser ; votre neveu peut bien Blâmer votre projet, quand il renonce au âen. *
Jf. DE GOUVIGNAC
Oh! ma position n'est point du tout la sienne.
Vous m'avez fait sentir les dangers de la mienne. Henriette est pourtant charmante, sans détour; Vous-même la jugiez digne de mon amour.
M. bë'gouvigkac.
Je ne la connais pas.
SAI19VILLE
Pardon, vous Pavez vue.
Cette jeune beauté , douce , aimable , ingénue , Que vous vîtes hier, qui vous parut si bien , Dont vous fîtes Téloge...
M. DE GOUVIGNAC.
Ah ! oui , je m'en soutien.
M"* BEtVAL.
Elle n'est point ma nièce.
M. DE GOUVIGNAC.
En voici bien d'une autre !
M"* BELVAL
Mais je voudrais beaucoup qu'elle devint la vôtre. Hier, en la voyant, vous fmniez ce désir.
M. DE GOUVIGlïAC.
Pourvu qu'à m'époùser vous vouliez consentit... * Voyez la variante (») à la fin de la pièce.
M"« BELYAL.
De mes conditions vous savez la première.
M. B£ GOUYIGlfAC.
Mais Sainyille , à présent , pense d'autre manière ; Il veut partir.
SAIÎ^YILLE.
Non , non. D'après ce que je voi , Je change aussi d'avis; votre exemple est ma loi.
M™ BELYAL.
Sainville avait écrit d'avance une promesse.
Approuvez-la. Signez.
M. DE CrOUYIGNAG.
Vous êtes la maîtresse.
Il faut bien se soumettre; et je suis trop heureux Pour vous rien refuser.
SAINYILLE.
Ah ! vous comblez mes vœux.
( M. de Gonvignac lignt la promesse. )