‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 207 sur 253 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

M. DE GOUVIG19AG.

Oui, ma très-belle enfant; oui, tout est arrangé. Appelez-moi votre oncle.

HENRIETTE

Ah ! que je vous rends grâce , Mon cher oncle!

M. DE OOUyiGIÏÂC.

Et soufirez quUci je vous embrasse.

(Il embrasM Henriette. ) I M"« BELYAL.

Cher major, à présent n'allez pas m'en vouloir; De Tamour j'ai voulu vous montrer le pouvoir; D'une ruse innocente il faut que je m'accuse.

H. DE GOUVIGNAC.

Qu'est-ce donc?

M*» BELYAL.

Mon motif me servira d'excuse.

M. DE GOUVIGI^AC.

Parlez.

M"* BELVAL

De ces enfans je voulais le bonheur, Et je songeais au vôtre en travaillant au leur. Je serai , près de vous , par-là justifiée ; Mais vous me croyez libre, et je suis... mariée.

M. DE GOUVIGI^AC.

Mariée \ est-il vrai ?

35o LA COMÉDIENNE,

M«* BELYAL*

Très-mariée , hélas !

( Ett montrant Dariconr. )

Monsieur en fut témoin ; je ne tous trompe pas ; Il est mon directeur....

M. DE GOUYIGMAC»

Comment ? que signifie ?. . .

Monsieur est directeur ?...

DÂRICOUR.

Eh! oui , de comédie.

Par mes soins , h Bordeaux , le théâtre va bien. Remploi des financiers , dans la troupe , est le mien. Mon nom est Daricour. Agréez mon hommage.

M. DE GOUVIGI^AC.

J^ai fait , sans le savoir, un joli personnage !

Celui d'un amourenx; et je me suis permis D'employer mon talent à servir mes amis.

D'intérêt personnel ma conduite est exempte.

Je vous donne , major, une nièce charmante , Qui de votre châtean fera bien les honneurs , Embellira vos jours, les sèmera de fleurs.

Au défaut de Tamour, que Famitié nous lie ; Elle a des plaisirs vrais , sans trouble et sans folie : Voilà le sentiment qui convient entre nous ; Plus pur, il en sera'plus durable et plus doux.

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