SCÈNE IV
(c) Le major entreprît ma consolation 5
H y mettait un zèle !... entre nous , je me Vanté , Qu'il n'eût ténu qu'à moi d*être un peu votre tante.
SAINVILLE
Oh ! que ne l'êtes-vous !
Madame BELVAL.
W L'oncle n'est point changée
SAINVILL£i
À ses vieux préjugés vous avez fait la guerte?
Madame BELVAL.
Non ; J'ai pris le parti d'écouter , de me taire. Je n^ai point contredit ses déclamations* Combien il a donné de malédictions Au th.éâtre , aux acteurs , et sur-tout aux actrices ! 'Il faut qu'il ait un peu vécu dans les coulisses $ Il n'est pas mal instruit : je trouvais amusant Que , ne se doutant pas , etc.
HENRIETTE
{e) Non , je vous ai fâché ; j'aurais dû me contraindre.
SAINVILLE, à madame Belral.
n nous faut votre appui , daignez nous l'accorder.
Madame BELVAL. '
Vous commencerez donc par vous racconimôdèr. .
SAINVILLE, )l Henriette.
Faites grâce à l'etcès d'une ardeur inquiète ;
Rassurei^moi d'un mot : m'aimez-vous , Hentielte ? II. a 3
HENRIETTE
Je crains bien que jamais nous ne soyons ëpoux ; Mais je promets de n*être à personne qu'à vous.
SAINVILLE
Mon oncle m'entendra ; j'en attends toute chose ; Quand serais-je éloquent, si ce n'est dans ma cause?
Madame BELVAL.
Allons , fort bien , etc.