SCÈNE VI
Madame BELVAL.
(A) Et vous faites fort bien.
M. DE GOUVIGNAC.
Vous saurez , mon neveu , Qu'à Bordeaux mon dessein est de rester fort peu , Et que je vous emmène;..
Madame BELVAL.
Ah ! que voulez-^vous faire?
Il faut auparavant qu'il gagne mon afiàire ; Moi , de mon avocat je ne puis me passer.
M. DE GOUVIGNAC.
Fort bien. Mais à Bordeaux si je vais le laisser ^ Vous sentez le péril!... il ferait la folie ! De chimères d'amour , etc...
Madan^e BELVA]L.
( I ) Vraiment! sans chercher loin ^ je saurais bieQ qu'en dire ^ Et la matière prête assez & la satire :
Mais laissons ce sujet qui vous met en souci ; Je veux vous présenter ma nièce que voici.
( A Henrieue. )
Approchez^ Rosalie. »
M. DE GOUVIGNAC.
Ah! ah! mademoiselle Est votre nièce ?
Madame BELVAL.
Eh ! oui. Je vous aï parlé d'elle Hier, je pense?
M. DE GOirVIGNAG.
Non : dans tout notre entretien Vous n'en avez rien dit , et je m'en souviens bien. Oh! comme dans ses traits on voit Tair de famille I
Madame BELVAL.
D'une sœur que j'aimais elle est la seule fille.
M. DE GOUVIGNAC.
On ne peut pas la voir sans y prendre intérêt.
Madame BELVAL.
Répondez donc , ma nièce.
HENRIETTE , . en tremblant.
Ah ! si monsieur promet , et^
Madame BELVALi
{i) Vous nous teret plaisir.
SAINVitLÊ.
L'aimable compagnie Que je me plais à voir en ces lieux réunie..*
M. DE GOUViéNAG.
Est celle qu'il vous faut.
SAINVILLE
J'en suis persuadé.
M. DE GOtrViGNAC.
Vous savez le proverbe $ il est très-bien fondé. On ne peut apporter trop de délicatesse Au choix de ses amis.
( Bas , k madame BeWal. )
A votre aimable nièce , etc^