ACTE II, SCÈNE IV
HOMBRET.
Bon ! Vous ne voyez rien.
M«« JAQUINOT.
Comment? rien!
HOMBERT
Rien, TOUS dis-je.
Maintenant qn^ayec vous j^ai causé quelque tems, Je sais de vous des traits un peu plus importans ; Faut-il vous les dire ?
M""* JAQUINOT, Usiunt.
Oui.
HOMBERT
Vous êtes née heureuse , De complexion vive, et d'humeur amoureuse...
N'est-ce pas.^... Pardonnez... A nous autres devins On ne nous cache rien... C'est comme aux médecins.
M»» JAQUINOT.
Mais... Monsieur...
HO-MBERT.
Assez jeune on vous a mariée...
M«« JAQUI190T.
A vingt ans.
HOHBERT.
Mais ailleurs votre ame était liée.
Vous aviez un amant ?
M"' JAiQUINOT.
Hélas !
HOMBERT
Un officier.
M"« JAQUINOT.
Non , Monsieur. Il était huissier audiencier.
HOMBERT
Eh bien ! n^avait-il pas une charge , un office ? C'est ce que je vous dis ; officier de justice. • Il vous aima toujours , quand votre hymen fut fait , Et monsieur Jaquinot fut...
H"** JAQUIIïOT , TÎTemeiit.
Non, Monsieur i
HOMBERT
Si fait, n fiit jaloux.
M«« JAQUINOT.
Âh ! oui.
HOMBERT
Mais jaloux à l'extrême. Je ne me trompe pas , convenez-en vous-même.
M"« JAQUINOT.
Oh f pour jaloux, c'est vrai ; j'eus beaucoup k soufirir De ses emportemens...
HOMBERT
C'était pour en mourir.
Vous aviez avec lui toujours nouvelles scènes.
M™ JAQUINOT.
Ma sensibilité m'a causé bien des peines.