ACTE II, SCÈNE VIII
Oh! oui; plus d'une fois au jeu, A table , ses regards m'ont fait un tendre aveu. Je Fentends à merveille. Il serait inutile ( Je vous donne , en passant , cet avis-là , Cécile ) Que sur moi dans son cœur on voulût remporter, Ou même qu^on cherchât k me le disputer.
CÉCILE
Vous n'avez sûrement rien de pareil à craindre , Mademoiselle.
CÉLESTE
Oh! non. Mais je vois, sans m'en plaindre.
Certain petit manëge et les efforts qu'on fait!... Ou voudrait bien lui plaire , on lui fait voir qu'il plait ! . . .
CÉCILE
On est sûre partout d'enlever les hommages , Lorsqu'on peut réunir vos rares avantages , Lorsqu'on a, comme vous, la figure, le bien... Enfin, pour être aimable, il ne vous manque rien.
CÉLESTE
Peu de chose , il est vrai ; je crois , lorsque j'y pense ^ Valoir. . . Mais mon cousin de ce côté s'avance. Je m'en vais devant vous le faire; s'expliquer.
( A part. )
Voilà certainement de quoi la bien piquer.