‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 34 sur 253 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Oh! oui; plus d'une fois au jeu, A table , ses regards m'ont fait un tendre aveu. Je Fentends à merveille. Il serait inutile ( Je vous donne , en passant , cet avis-là , Cécile ) Que sur moi dans son cœur on voulût remporter, Ou même qu^on cherchât k me le disputer.

CÉCILE

Vous n'avez sûrement rien de pareil à craindre , Mademoiselle.

CÉLESTE

Oh! non. Mais je vois, sans m'en plaindre.

Certain petit manëge et les efforts qu'on fait!... Ou voudrait bien lui plaire , on lui fait voir qu'il plait ! . . .

CÉCILE

On est sûre partout d'enlever les hommages , Lorsqu'on peut réunir vos rares avantages , Lorsqu'on a, comme vous, la figure, le bien... Enfin, pour être aimable, il ne vous manque rien.

CÉLESTE

Peu de chose , il est vrai ; je crois , lorsque j'y pense ^ Valoir. . . Mais mon cousin de ce côté s'avance. Je m'en vais devant vous le faire; s'expliquer.

( A part. )

Voilà certainement de quoi la bien piquer.

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