ACTE IV, SCÈNE IV. ioi
JAQUINaT.
C^çst un fort bel état; \e vous en félicite.
DUPRÉ
Ah ! Monsieur, la fortune est cruelle au mérite. Elle me traite mal. Avec un beau talent, Je devrais aujourd'hui me trouver opulent; Mais trop souvent chez moi je loge la famine. Il est bien dur à jeun de parler de cuisine.. ..
JAQUIIÏÔT.
Eh bien ! n'en parlons plus ; et vene^ donc au fait.
DURBAKT;
Eh ! oui , mon cher , au fait.
BUPRÉ.
Doucement , sMl vous plait.
Ce n'est pas que je sois autrement formaliste ; Mais on n'interrompt pas de la sorte un artiste , * Moi qui me suis pour vous dessaisi ce matin De ce vieux porte-feuille , et de ce beau dessin Orné de mots anglais en forme de devise !
JAQUÏNOT.
Mais nous avons déjà cherché sous la remise.
Nous n'avons rien trouvé.
DUPRÉ
Quoi ! rien ? vous m'étonnez !
Et les renseignemens que je vous ai donnés?
JAQtJINOT,
Ne sont pas suffisans.
loa LE TRESOR.
DUPBÉ.
Mais je vous en apprête Quelques autres encor que je cherche en ma tête. Vous verrez. Je vous viens, toujours en attendant. Rendre un second service ^t non moins important. Je prends tant d^intérét à ce qui vous regarde !
JAQUINOT.
Trop bon.
DUPRÉ
Aussi pour vous je suis toujours en garde.
J^ëprouve en ce moment de Tagitation.
N'auriez-vous pas commis quelque indiscrétion?
JAQUINOT.
Qui vous fait supposer ?...
DUaBANT.
Quelle crainte est la vôtre ?
BUPRÉ.
Enfin, n^auriez-vous pas trop jasé Pun ou Pautre ?
JAQUINOT.
Moi, je n^ai point parlé.
DURBANT.
Je puis jurer que non.
DUPRÉ
Cependant du trésor on a quelque soupçon
JAQUINOT.
O ciel !