LATOUR, CÉCILE
LATOUK.
Je TOUS ai fait prier de venir en ce lieu.
CÉCILE
Vos ordres en tout tems me trouveront docile. Que voulez-vous de moi , mon cher tuteur ?
LATOUR
Cécile , Sur un grave sujet, si vous le voulez bien ^ Il faut que nous ayons ensemble un entretien, n peut être pour vous d'une grande importance. Si mon père autrefois pris soin de votre enfance f Si jusques à sa mort il a veillé sur vous , Si je Tai remplacé dans un emploi si doux, Le moment est venu d'achever mon. ouvrage.
Ma. chère, vous avez vingt et un ans; c'est Tâge Où vous pouvez vous-même user de tous vos droits.
CECILE
De quels droits puis-je user, moi qui n'ai rien, je crois ? Dès Tenfance orpheline , et des miens séparée y
Mais dans votre maison par bonhenr demeurée,
Je dus à votre père , à vous-même , des soins
Tels que pour son enfant peut-être on eût fait moins.
LATOUR
Mon père aimait beaucoup sa petite pupile ; Ensuite il m'a légué le bonheur d'être utile.
Il est vrai; mais de peur^'en être embaitassé, Tout autre à ce legs-là sans peine eàt renoncé.
LATOUR
Causons; et parlez-moi sincèrement, ma chère.
CÉCILE
Vous savez qu'avec vous je suis toujours sincère,
LATOUR
Si l'on vous proposait ?
CÉCILE
Eh ! ipioi donc ?
LATOUR
Un mari.
Vous ne répondez pas? A votre vieil anû Osez vous confier. .
CÉCILE
Vous-même , je vous prie , Dites-moi : sans fortune est-ce qu'on se marie P
LATOUR
Quelquefois; et d'ailleurs, qui sait si, par hasard ^ Vous n'en avez pas une ?. '. . Oui , vou&«