‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 8 sur 253 · LATOUR, CÉCILE · texte numérisé non relu

LATOUR, CÉCILE

LATOUK.

Je TOUS ai fait prier de venir en ce lieu.

CÉCILE

Vos ordres en tout tems me trouveront docile. Que voulez-vous de moi , mon cher tuteur ?

LATOUR

Cécile , Sur un grave sujet, si vous le voulez bien ^ Il faut que nous ayons ensemble un entretien, n peut être pour vous d'une grande importance. Si mon père autrefois pris soin de votre enfance f Si jusques à sa mort il a veillé sur vous , Si je Tai remplacé dans un emploi si doux, Le moment est venu d'achever mon. ouvrage.

Ma. chère, vous avez vingt et un ans; c'est Tâge Où vous pouvez vous-même user de tous vos droits.

CECILE

De quels droits puis-je user, moi qui n'ai rien, je crois ? Dès Tenfance orpheline , et des miens séparée y

Mais dans votre maison par bonhenr demeurée,

Je dus à votre père , à vous-même , des soins

Tels que pour son enfant peut-être on eût fait moins.

LATOUR

Mon père aimait beaucoup sa petite pupile ; Ensuite il m'a légué le bonheur d'être utile.

Il est vrai; mais de peur^'en être embaitassé, Tout autre à ce legs-là sans peine eàt renoncé.

LATOUR

Causons; et parlez-moi sincèrement, ma chère.

CÉCILE

Vous savez qu'avec vous je suis toujours sincère,

LATOUR

Si l'on vous proposait ?

CÉCILE

Eh ! ipioi donc ?

LATOUR

Un mari.

Vous ne répondez pas? A votre vieil anû Osez vous confier. .

CÉCILE

Vous-même , je vous prie , Dites-moi : sans fortune est-ce qu'on se marie P

LATOUR

Quelquefois; et d'ailleurs, qui sait si, par hasard ^ Vous n'en avez pas une ?. '. . Oui , vou&«

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