ACTE V, SCÈNE IX. i3i
JAQUINOT.
Je vois un million , tout au moins , là dedans.
LATOUR
Non pas; mais à peu près cent mille écus, mon frère.
JAQl^INOT.
Cent mille ëcus ?
M"* JAQUINOT.
Ma foi , c'est joli !
JAQUINOT.
Ce n'est guère.
Mais, enfin, tel qu'il est, le trésor est à moi. La maison m'appartient ; d'après cela , je croi Que je suis maitre aussi de ce qu'elle renferme. N'est-il pas vrai, Durbant ? Nous le soutiendrons ferme.
BURBANT.
La question sera belle à faire juger.
De la cause je suis tout prêt à me charger.
Oh! j'en ai, Dieu merci! gagné de plus mauvaises.
Oui, oui; nous garderons les pistoles, anglaises.
LATOUR
Anglaises ? Non , Messieurs , je vous arrête là.
JAQUINOT.
Mais miiord Kilbourden...
LATOUR
N'a que faire à cela.
JAQUINOT.-
Mais, parlez donc , Bouffi . . .
i3a LE TRÉSOR.
DUPRÉ, montrant Latonr.
Qui ? moi ! je dois me taire f Monsieur parait savoir mieux que moi cette af&ire.
LATOUR
( Adolphe et Cécile s*ilant approché* se tronrent placés entre Latonr et madame Jaqùinot. Cécile est entre Latonr et Adolphe. )
Dans la cassette encor je trouve cet écrit.
M"* JAQUINOT,
Un écrit ! à quoi bon ?
HOMBERT
Ne vous ai-je pas dit Que le trésor ipait à son propriétaire ?
Mademoiselle Test: voilà tout le mystère.
Doucement , s^il vous plait ; il faut d'abord savoir Ce que ce papier-là contient.
LATOUR
Vous Tallez voir.
(A Cécile.)
Tenez, ma chère enfant; il est de votre père.
JAQUINOT.
De son père ! . . . Comment P
LATOUR
Lisez tout haut , ma chère.
CÉCILE
Ea aurai~je la force ?
( Elle lit. )
« n iaut partir. Je crains » De ne plus vous revoir , mon ami, mon cher maître;