ACTE V, SCÈNE IX. î
» Je yousprouye, en partant, que je saisyous connaître; » Ce que j'ai de plus cher, je le laisse en yos mains.
( EII« s'Interrompt et soupire. )
» Que ma pauyre Cécile en yons retrouye un père ! » J'adore cette enfant ; je pleure encor sa mère ; » Oui, mon espoir en yous sera justifié ; a> L'enfant de yotre ami yous sera toujours chère ; » Vous n'oublierez jamais notre yieille amitié...
( Ses larmes l'interrompent ; elle donne la lettre k Latoor, qni continve. )
LATOUR, Usant.
» Vous qui m'ayez formé , yous formerez ma fille, » Et je souhaite encor, c'est mon plus cher désir, » Qu'un de yos petits-fils daigne un jour la choisir, » Pour qu'elle entre dans la famille. »
DUEBAI^T.
Est-ce là tout?
LATOUR
Oui, tout.
BURBAI^T.
Cela ne prouye rien.
JAQUII90T.
Rien du tout;
LATOUR
Comment donc ?
DURBANT.
Oui ! parbleu ; je soutien Que si yous n'ayez pas une preuye plus claire...
LE NOTAIRE
Nous l'ayons , Dieu merci ! J'ai reçu , moi , notaire ,
î34 LE TRÉSOR.
De monsieur de Méry son acte de dëpât, Qui chargeait de Targent son ami Jaquinot ; Monsieur Diurbant, s'il veut, peut en prendre lecture.
( 11 donne l'acte ^ Dorbant qui le parcourt. )
C'est bien la même somme , en la même nature ; Car le tout fut exprès dans Pacte désigné.
Qu'on l'examine bien ; c'est un acte soigne.
JAQÛINOT.
Qu'en pensez-vous , Durbant?
DURBAI^T.
Notre cause est perdue.
JAQUINOT.
Sans appel ?
DURBANT.
Sans appel. Cet acte-là nous tue.
JAQUINOT.
Voilà donc notre espoir, nos projets renversés !
LATOUR
Bien des vœux indiscrets sont ainsi traversés! La fortune souvent , qu'un caprice dirige , Fuyant qui la poursuit, cherche qui la néglige.
JAQUINOT.
Je suis trompé!... Cet homme est donc fourbe juré.^ Ce malheureux B0uffi ! . . .
LATOUR
Lui ? C'est monsieur Dupré , Qui donnait à mon fils des leçons de musique.