‹ OEuvresChapitre 110 sur 299 · ACTE III, SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XIII

Il eu reste un plus pur dont il verra la flamme ; Et ce jour qui lui manque, il l'aura dans son arae.

LE ROI

De ta vertu, vieillard, mon cœur est pénétré. Hé bien ! vis près d'Arthur, n'en sois plus séparé. Cette femme à tous deux prodiguant sa tendresse , Va servir son enfance , et servir ta vieillesse.

RERMADEUC.

C'est du moins un bienfait que je tiendrai de vous.

Nos malheurs réunis pèseront moins sur nous.

Nous mourrons tous ici , nos vœux vous le demandent,

LE ROI

Non, vous n'y mourrez point; d'autres lieux vous attendent. Vous y pourrez tous trois consoler vos douleurs.

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE.

Où doit-on nous conduire?

LE ROI

À Pomfret.

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE.

Ciel! je meurs.

LE ROI

D'où lui vient, cher Hubert, cette pâleur mortelle? Je ne sais, mes soupçons se sont tournés sur elle.

Le seul nom de Pomfret a produit sa terreur. Ce nom chez les Anglais fut toujours en horreur. L'habitude à ces lieux attache sa misère. Elle est faible, crédule, et, de plus, elle est mère, 2. 1 1

iG2 JEAN SANS-ÏERRE.

Et le cœur d'une mère est si prompt à trembler !

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