SCÈNE II
LES PUÉGÉDENS, PÉZARE.
MONCÉNIGO.
Est-ce vous, cher Pézare?
Digne ami d'Othello , c'est à vous de conter Par quels traits sa valeur vient encor d'éclater. Le salut de iVenise est son heureux ouvrage.
PÉZAKE.
Que vos yeux n étaient-ils témoins de son courage ! Les rebelles entraient, et, pour les repousser, À leurs flots menacans il court seul s'opposer. La foudre est moins rapide. Il s'élance, il s'écrie : « Amis , secondez-moi , défendons la patrie. » Citoyens et soldats, tous, dans un même instant. Semblent n'être qu'un homme et qu'un seul combattant. À ces traits, à (;e teint, dont, sous un ciel sauvage. Le soleil africain colora son visage, À ses exploits, sur-lout, nous volons sur ses pas, Fiers de suivre un héros vainqueur dans les combats.
yVCTE l, SCÈNE II. 187
Le chef tics révoltés, doiil la perte s'avance, Craint le sort du combat, Tarrête avec prudence. Il se saisit d'un poste où ses heureux efforts Suspendent nos succès et nos premiers transports; Mais nous aurons bientôt abaissé son audace; Ces rebelles soumis vont demander leur fjrace. Je cours les observer : s ils tentaient un combat , J'aurais du sang encore à donner à l'État.
{Il son.)