‹ OEuvresChapitre 124 sur 299 · SCÈNE ÎV · texte numérisé non relu

SCÈNE ÎV

LES PEÉCÉDENS, ODALBEB/J".

' Odalbert entre furieux et hors de lui-même. )

MONCÉMGO.

Calmez, cher Odalbert, l'effroi qui vous agite;

iôS OTHELLO.

L'État s'est relevé de sa terreur subite,

ODALBERT.

Non, non, l'État n'a point de part à mes douleurs. Je gémis, mais pour moi, sur mes propres mallietns. Ma fille...

MONCÉNIGO.

Eh bien!

ODALBERT.

Ma fille. . . O peine inattendue î

MONCÉNIGO.

Quoi ! pleurez-vous sa mort ? Quoi ! l'auriez-vous perdue?

ODALBEBT.

Non , ce n'est point sa mort qui m'accable à vos yeux. Non... j'en prétends justice... Un monstre audacieux. Un lâche , un corrupteur, un traître l'a séduite ; Il vient de renchaîner avec lui dans sa fuite. D'un hymen clandestin les détestables nœuds , Au mépris de mes droits, les ont unis tous deux.

MONCÉNIGO.

Je frémis comme vous. Ce sénat équitable

Ne peut trop se hâter de punir le coupable.

Sur sa tète à l'instant, prompts à venger vos droits.

Nous allons tous lever le fer sanglant des lois.

Nommez-nous l'imposteur.

:acte I, SCÈNE y. 189

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