SCÈNE ÎV
LES PEÉCÉDENS, ODALBEB/J".
' Odalbert entre furieux et hors de lui-même. )
MONCÉMGO.
Calmez, cher Odalbert, l'effroi qui vous agite;
iôS OTHELLO.
L'État s'est relevé de sa terreur subite,
ODALBERT.
Non, non, l'État n'a point de part à mes douleurs. Je gémis, mais pour moi, sur mes propres mallietns. Ma fille...
MONCÉNIGO.
Eh bien!
ODALBERT.
Ma fille. . . O peine inattendue î
MONCÉNIGO.
Quoi ! pleurez-vous sa mort ? Quoi ! l'auriez-vous perdue?
ODALBEBT.
Non , ce n'est point sa mort qui m'accable à vos yeux. Non... j'en prétends justice... Un monstre audacieux. Un lâche , un corrupteur, un traître l'a séduite ; Il vient de renchaîner avec lui dans sa fuite. D'un hymen clandestin les détestables nœuds , Au mépris de mes droits, les ont unis tous deux.
MONCÉNIGO.
Je frémis comme vous. Ce sénat équitable
Ne peut trop se hâter de punir le coupable.
Sur sa tète à l'instant, prompts à venger vos droits.
Nous allons tous lever le fer sanglant des lois.
Nommez-nous l'imposteur.
:acte I, SCÈNE y. 189