‹ OEuvresChapitre 130 sur 299 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MONCÉNIGO, LES Sénateurs, plusieurs Officiers, OTHELLO; HÉDELMONE, IIERMANGE.

HÉDELMONE.

Moi , le tromper ! hélas !

MONCÉNIGO.

De son premier courroux vous voyez les éclats. Il est né violent; mai^il porte un cœur tendre; La nature à son tour saura s'y faire entendre. Othello , votre gloire et votre repentir Ont d'infaillibles droit% qu'il va bientôt sentir. Vous pouvez cependant^assurer Hédelmone; Faites cesser l'effroi que ce moment lui donne. Mais songez que la guerre est encor dans ces lieux, Et sur nos révoltés ayez toujours les yeux.

OTHELLO

Doge noble et sensible, et vous, sénat auguste, D'Odalbert , je le sais , la colère est trop juste. Puis-jc espérer qu'enfin désarmant son courroux, Le temps et vos bontés le fléchiront pour nous? De nos destins communs vous êtes les arbitres. Je suis homme et soldat : ce sont là tous mes titres. Né sous un ciel sauvage, et nourri loin des cours, 04; ne m'a point appris à parer mes discours.

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