ACTE II, SCÈNE II
Le cachaient à lui-niémc et mutaient un héros. Dans rÉcosse aujouiclhui de.quel titre ou le nomme! Macbeth n'était qu'un prince, et j'en fis un grand homme. On juge bien souvent quand ou croit pressentir; Mais dit-on de son camp qu'rl soit prêt à partir? L'appareil de la gloire a-t-d pour lui des charmes?
LOCLIN.
Il voit de nos vaincus les drapeaux et les armes.
Mais d'un regard tranquille et sans être étonné.
D'une pompe guerrière il marche environné.
Dans son air, son maintien, sa victoire est écrite.
Mais si son camp l'admire et s empresse à sa suite,
Si de son noble front notre œil est enchanté ,
Ce n'est point de ses traits la grâce et la fierté,
Ni de ses autres dons le brillant avantage.
Qui seuls ont subjugué nos cœurs et notre hommage;
C est ce corps endurci , ce port audacieux ,
Ce bras toujours armé, cet éclair de ses yeux.
Cette ardeur d'un héros sanglant , couvert de gloire .
Redoublant le péril pour hâter sa victoire ,
Et pourtant toujours calme au milieu* des hasards.
Voilà par quels attraits il charme nos regards :
Et si, dans votre rang, de superbes épouses
De la grandeur d une autre en secret sont jalouses .
Qui d'elles ne voudrait s'honorer d'un époux
Qui met tant de lauriers , de gloire ù vos genoux?
FRÉDÉGONDE
A ce noble discours, guerrier fier et terrible,
26 MACBETH
Va, je sens que Macbeth devait être invincible. Adieu. Volons, amis,, au-devant de ses pas. {Loclin son d'un côté, Frédégonde et les montagnards sortent de Vautré. )