ACTE II, SCÈNE VII
PÉZAHE.
Il en existe un autre, et tu dois en frémir. Sais-tu ce que l'amour peut tenter à Venise? .lusqu'où des passions la fureur s'y déguise? Avec quel front tranquille on y trahit sa foi? Hédelmone, Othello, n'est pas encore à toi : Va, presse ton hymen.
OTFIELLO.
Ami cher et fidèle , Pour en cacher les nœuds, aide-moi de ton zélé. Conduis-nous à l'autel, où je pourrai du moins Attester et le ciel et tes yeux pour téoioins. C'est dans le bruit des camps , c'est au milieu des armes , Que la noble amitié nous fit sentir ses charmes : C'est là , c'est dans nos cœurs , sans l'appui des sermens , Que l'honneur en grava les premiers sentimens. Viens, que jamais le sort ne puisse, en sa vengeance, De deux soldats amis rompre l'intelligence 1
( Ils sortent ensemble. )
FIN DU SECOM) ACTK,
220 OTHELLO
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