‹ OEuvresChapitre 153 sur 299 · OD ALBERT · texte numérisé non relu

OD ALBERT

choisis.

HÉDi^LMONE.

Mon père!...

ODALBERT.

Achève.

HÉDELMONE.

Je vous dois tout mon sang, il coulerait pour vous ; Mais Othello m'adore, et j'y vois mon époux.

ODALBERT.

Je deviens libre. Allons, je n'ai plus de famille; C est en vain que j'ai cru retrouver une fille. Je rougis ; je renonce à mon indigne erreur. (// rend à Hédehnone le billet qu'il lui a fait signe?': elle le reprend. ) Tiens , reprends ton billet ; je reprends ma fureur. Chéris, chéris long-temps cet ingrat que j'abhorre. L'abyme sous tes pieds ne s'ouvre pas encore : Il s ouvrira. Va , pars , ne crains plus mon courroux ; Au bout de l'univers suis ton indigne époux. Je te cède, il le faut, mais c'est à sa furie. J'abjure tout, nature, honneur, devoir, patrie : Je n'ai plus rien à perdre. Adieu. Tu jugeras De ce tigre africain que je laisse en tes bras.

{Il son.)

234 OTHELLO

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