ACTE II, SCÈNE III
Me sauve des dangers de la toute-puissance. Hélas ! si Donalbain fût né dans ce séjour, Donalhain, plus heureux, verrait encor le jour. O toi qui me fis naître, et de qui la sagesse Par le plus digne exemple instruisit ma jeunesse. J'en atteste les dieux, oui, selon mon désir, S ils me laissaient un père et mon sort à choisir, S'ils m'offraient à l'instant, avec le diadème, L'honneur de devenir le fils de Duncan même : Rendez-moi, leur dirais-je, à mes déserts borné, Le père vertueux que vous m'avez donné.
SÉVAR, à part.
Faut-il que le devoir me condamne à le rendre ! ( On entend un bruit d'instrurnens de guerre. )
MALCOME.
Quel noble bruit, mon père, ici se fait entendre?
SÉVAR.
C'est Macbeth qui revient, le front ceint de lauriers.
MALCOME.
Mon cœur frémit de joie. Oui, voilà ses guerriers.
3o MACBETH,