SCÈNE VIL
FARHAN, seul.
Oui, je l'ai résolu.
Le devoir me l'ordonne, et le ciel l'a voulu. Adieu, de Samaël tribu paisible et chère, Ténaïm, Odéide... Adieu, sur-tout, mon père! Et toi que j'aime en sœur, que je tremble d'aimer, Mais que d'un autre nom j'aurais voulu nommer, Hélas! déjà privé de sa fraîcheur première, Ton front , bientôt flétri , penchera vers la terre. Il existera donc si loin de nos berceaux Un intervalle immense entre nos deux tombeaux 1 Allons , vainqueur d'un feu que du moins j'ai pu taire , Souffrant, mais sans remords, j'embrasserai mon père. Et hâtant aussitôt mon départ imprévu, Je fuirai, mais si loin...