ACTE II, SCÈNE V
Je vois fuir devant toi le tleuil et le trépas.
Tes malheurs sont passés. Mars, le dieu des combats,
Attache à ton cercueil les lauriers et la gloire;
Il doit être à jamais Tautel de la victoire;
Le monde y portera son encens et ses vœux.
THÉSÉE
La mort consacre ainsi les héros malheureux.
Ah ! c'est pour adoucir son infortune extrême
Que le ciel sur mon front plaça le diadème.
Oui , peuple , écoutez-moi : je remets en vos mains
Un vieillard malheureux, le plus grand dos humains.
Tâchez d'en obtenir, ardens à le défendre.
Qu'il laisse à nos climats le trésor de sa cendre.
Adieu, souvenez-vous que c'est l'humanité
Qui sert de premier culte à la divinité;
Que c'est en imitant sa bonté paternelle
Que notre encens l'honore, et peut monter vers elle.
Et vous , vieillard auguste , à qui je tends les bras ,
Jusque dans mon palais daignez suivre mes pas.
FIN DT; second ACTr..
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