‹ OEuvresChapitre 32 sur 299 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

Yphyctone découvre et prédit Tavenir.

MACBETH

Tu l'aurais consultée? O ciel!

Pourquoi frémir?

Je la quitte à l'instant. Sur tout ce qui te touche, La vérité , Macbeth , a parlé par sa bouche. Elle semblait te voir. On eût dit que les dieux, Ainsi que tes destins , te montraient à ses yeux ; Que ses yeux enchantés, témoins de ta victoire, Te suivaient dans ton vol au faite de la gloire. Écoute, a-t-elle dit : « Dans le champ des guerriers,

« Ton noble front, Macbeth, s'est couvert de lauriers.

« Il ne te manque plus que le rang de ton maître :

(I Sur cet illustre rang, qui t'éblouit peut-être,

« Voici ce que le ciel t'annonce par ma voix :

« À l'Ecosse bientôt tu donneras des lois.

« Mon sceptre n'est point fait pour sceller un mensonge.

« La couronne t'attend. Souviens-toi de ton songe.

« Règne, régne, Macbeth. »

MACBETH

IVIon doute est éclairci.

Le pouvoir du destin se manifeste ici.

« Souviens-toi de ton songe ! » O ciel , quelle puissance De ce songe étonnant lui donna connaissance?

FRÉDÉGONDE

N'oubliez pas , Macbeth , qu'un billet vous attend , Et qu'il cache peut-être un secret important. 2. î

Tio MACBETH.

Ce billet m'inquiétc.

Allons , je veux le lire ; Et de tout aussitôt je reviendrai t'instruire. {à part, en s'en allant. ) (I La couronne t'attend ! »

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