ACTE III, SCÈNE II
Yphyctone découvre et prédit Tavenir.
MACBETH
Tu l'aurais consultée? O ciel!
Pourquoi frémir?
Je la quitte à l'instant. Sur tout ce qui te touche, La vérité , Macbeth , a parlé par sa bouche. Elle semblait te voir. On eût dit que les dieux, Ainsi que tes destins , te montraient à ses yeux ; Que ses yeux enchantés, témoins de ta victoire, Te suivaient dans ton vol au faite de la gloire. Écoute, a-t-elle dit : « Dans le champ des guerriers,
« Ton noble front, Macbeth, s'est couvert de lauriers.
« Il ne te manque plus que le rang de ton maître :
(I Sur cet illustre rang, qui t'éblouit peut-être,
« Voici ce que le ciel t'annonce par ma voix :
« À l'Ecosse bientôt tu donneras des lois.
« Mon sceptre n'est point fait pour sceller un mensonge.
« La couronne t'attend. Souviens-toi de ton songe.
« Règne, régne, Macbeth. »
MACBETH
IVIon doute est éclairci.
Le pouvoir du destin se manifeste ici.
« Souviens-toi de ton songe ! » O ciel , quelle puissance De ce songe étonnant lui donna connaissance?
FRÉDÉGONDE
N'oubliez pas , Macbeth , qu'un billet vous attend , Et qu'il cache peut-être un secret important. 2. î
Tio MACBETH.
Ce billet m'inquiétc.
Allons , je veux le lire ; Et de tout aussitôt je reviendrai t'instruire. {à part, en s'en allant. ) (I La couronne t'attend ! »