SCÈNE VI
MACBETH, FRÉDÉGONDE, MALCOME, SÉVAR.
SÉVAR.
Seigneur, à vos vertus je dois ma confiance : Oui , Duncan de son fils m'avait remis l'enfance. Le voici. Ce billet que je mets dans vos mains Vous prouve et sa naissance et ses nobles destins. Vous lui rendrez, seigneur, le sceptre de son père. Il en est digne.
MACBETH, à part.
Ociel!
FRÉDÉGONDE, à part.
Comment, par quel mystère'....
MACBETH, à Sévarj, après avoir lu le billet. C'est la main de Duncan.
FRÉDÉGONDE
Vieillard, la vérité Se fait d'abord connaïtraà la simplicité. Va , lame de Macbeth est digne de la tienne.
( baSj au garde qui vient. ) Gardes, qu'auprès de nous tous deux on les retienne ^ Vous m'entendez.
(Le garde sort.)
70 MACBETH
(àSéi^ar.) Macbeth n'est point ambitieux.
Vieillard, cette couronne eût pu plaire à ses yeux» Mais au fils de Duncan sans peine il va la rendre.
SÉXJlR.
La vertu dans Maclîeth ne doit point me surprendre.
Je ne le presse point de faire couronner
Ce sauvage orphelin que je viens d'amener.
À ce fils de Duncan j'ai donné pour culture
Les mœurs qu'en ce désert m'enseigne la nature.
C'est tout ce que j'ai pu. C'est maintenant à toi
A lui montrer, Macbeth , le livre de la Im.
Va, ses droits et son titre, et son rang et sa vie.
Je les mets en tes mains , et je te les confie.
Je sais comme l'on traite entre eœurs généreux.
MACBETH
Tu ne t'es pas trompé : je remplirai tes vœux. Le malheureux Duncan ne voit plus la lumière. Mais son fils est vivant : je sais ce qu'il faut faire Des vertus de Duncan c'est le trop juste prix.
SKV An.
Oui, sans doute, Macbeth, les ans me Font appris. Les dieux , dans les enfans , récompensent les pères. Ce sont ces mêmes dieux, pour Duncan trop sévères. Qui pour lui , dans son fils , par un juste retour, (3nt à la fin donné quelques marques d'amour!
( à Frédégonde. ) Compagne d Un héros , pour ce fils en ton ame