SCÈNE XII
SÉVAR, MALCOME, MACBETH, LOCLIN, FRÉDÉGONDE, Guerrieus, Peuple.
(Frédégonde entre tout-à-coup , éveillée et interdite.)
LOCLIN, à Frédégonde.
Monstre, vois ton époux!
FRÉDÉGONDE
Ciel! Macbeth! ô surprise!
LOCLIN.
Les dieux ont fait manquer ton horrible entreprise. Va, Malcome est vivant; va, Macbeth m'a remis Ce billet de Duncan. Connais, connais son fils!
FRÉDÉGONDE
O fureur !
LOCLIN.
Oui, ces dieux vont punir tous tes crimes. Mais viens-tu d'immoler de nouvelles victimes? Ciel! de quel meurtre encor ton bras est-il fumant?
FRÉDÉGONDE, regardant ses mains.
Ah! courons vers mon fils.
(e« regardant vers le lit de sonfds.) . Ciel! son berceau sanglant!
Je vois tout; mon sommeil.,. Le ciel, dans sa colère, A massacré mon fils par la main de sa mère!
{^allant vers le berceau, dont clic écarte les rideaux. Ah! s'il vivait encor! si quelque mouvement M'annonçait que...
{tâtant le corps de son fils.) Mort! mort! ô douleur! ô tourment!
Je le suivrai.
{Elle se poignarde, et tombe auprès du berceau.)
L oc LIN.
Sa mort vient d'apaiser la terre.
Le ciel s'en applaudit.
{On entend le tonnerre rouler.)
Entendez son tonnerre!
Du souffle d'une impie il épure ces lieux; Sa voix parle au coupable, et dit qu'il est des dieux.
UN DES VAKIANTES.
ou