HUBERT, ARTHUR
ARTHUR
Ah ! cher Hubert , c est VOUS !
Savez-vous de ma mère aifmoiiis quelque nouvelle?
HCBERT.
Non : je n'ai rien appris , et tout se tait sur elle.
ARTHUR
Tout se tait !
HUBERT
Vous pleurez.
ARTHUR
Ah ! je tremble toujours.
Daigne le ciel la plaindre et veiller sur ses jours ! Mais pour moi, cher Hubert, hélas ! je lui demande De me laisser mourir. v
HUBERT
Votre tristesse est grande.
Vous haïssez donc bien cette sombre prison?
ARTHUR
Jugez vous-même, Hubert; voyez si j'ai raison. Dites : n'est-il pas dur, quand le ciel me fit naître, Pour vivre en un palais, libre, heureux et sans maître, D'être ainsi sous ces murs? Ah! sans vos soins si doux, Je serais mort cent fois.