‹ OEuvresChapitre 87 sur 299 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

Mon peuple est-il heureux?

KEIîMAUEUC.

lî sent tous vos malheurs, Et le seul nom d'Arthur lui i\ùt verser des pleurs.

ARTHUR, à part.

Qu'il est doux d'être aimé! Sentiment plein de charmes! Si je pouvais un jour les payer de leurs larmes !

[haut.) J'eus une mère, hélas ! vous avez vu sa cour. On ne sait ni son sort, ni quel est son séjour. Peut-être elle n'est plus.

RERMADEUC.

Pourquoi perdre espérance?

Le ciel peut vous la rendre, et plus tôt qu'on ne pense.

ARTHUR

Quel bonheur! Cher Hubert, Fespérez-vous aussi? Je voudrais bien la voir, mais ce n'est pas ici. Dites-moi : pensez-vous qu'elle respire encore?

HUBERT

Je vous l'ai déjà dit, tout son peuple l'ignore.

ARTHUR

Ah! si...

HUBERT

Rassurez-vous.

ARTHUR

Si tel est mon malheur, Je n'ai plus, cher Hubert, qu'à mourii- de douleur ■Ma mère !

j3o JEAN SANS-TERRE.

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE.

O dieu !

ARTHUR

Ma mère !

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE.

O contrainte cruelle '

ARTHUR

Viens près de moi.

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÈLE.

Je meurs.

ARTHUR

C'est Arthur qui t'appelle.

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÈLE.

Hé bien! courons... Je cède à mon saisissement.

HUBERT, baSjà Constance.

Contenez ces transports.

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE.

O constance ! ô tourment !

Arthur! mon cher Arthur!

Que viens-je ici d'entendre?

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE, bas.

C'est ta mère.

HUBERT, bas.

Arrêtez,

CONSTANCE, SOUS LE NOM d'aDÉLE.

Je ne puis m'en défendre.

xVCTE II, SCÈNE V. i3i

H u B t R T , à Kcrmacltuc.

J'entends du bruit. On vient. Allons : retirez- vous,

{a Arthur.) Suivez-moi, je le veux. Madame, laissez-nous.

( Constance sort, cachée sous son voile,. et regardant toujours sonfiïs. )

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