‹ OEuvresChapitre 88 sur 299 · HUBERT, LE ROI JEAN · texte numérisé non relu

HUBERT, LE ROI JEAN

LE ROI

Mon chagrin , cher Hubert , m'amçne près de toi.

HUBERT. f

Quoi donc?

LE ROL

De l'amiral la triste mort s'approche.

i32 JEAN SANS-TERRE.

Peut-être n'est-il plus... Je me fais un reproche.

HUBERT

Sur quoi?

LE ROI

Lorsque toujours tu m'as si bien servi, C'est de n'avoir encor rien fait pour mon ami.

HUBERT

J'ai rempli mon devoir quand je vous fus fidèle,

LE ROI

Tous nos sujets pour nous n'ont pas le même zélé. I.aisse-inoi faire, Hubert : oui, bientôt, je le vois, Je pourrai m'acquitter de ce que je te dois. Hé bien! ces prisonniers? cette femme inconnue, Quelle est-elle?

HUBERT

Je l'ai long-temps entretenue ; C'est une femme obscure, et faible, et sans secours, Dans l'ombre et dans l'oubli traînant ici ses jours. Quand on voulut d Arthur vous arracher l'enfance, De ce premier complot on lui fit confidence ; Et dès qu'il fut connu, vos ordres, dans ces lieux, L'ont , dans le même instant, soustraite à tous les yeux : Des projets avortés d'une troupe imprudente. J'ose vous en répondre, elle était innocente. Vous pourriez, moins sévère, et sans crainte aujourd'hui. Par pitié pour tous deux, la laisser près de lui.

LE ROI

Mais ce vieillard?

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